On entend beaucoup parler de soft skills ces derniers temps. Pourquoi ? Est un phénomène de mode ou est ce réellement ce qui peut faire la différence entre des équipes moyennes et des équipes performantes? Et pouvons nous les fabriquer ? Comment ? Aujourd’hui, comment “fabriquons” nous des compétences dans nos entreprises ?

Il n’y a pas si longtemps, la formation était un sujet que l’on laissait volontiers aux « fonctions supports », à tel point que certaines entreprises considérant le service « formation » comme un placard. Aussi, nous trouvions à ces fonctions « les collaborateurs qu’on ne veut plus mettre face aux clients » : collaborateurs en fin de carrière, collaboratrices de retour de congé maternité…

Certes, on traçait les heures de formation dispensées mais le service « formation » était plus un bureau administratif qu’une équipe orientée vers les performances opérationnelles. Peu souhaitaient le rejoindre car c’était un endroit non stratégique, peu visible.

Alors pourquoi aujourd’hui, existe-t-il un tel engouement envers la formation ? Organisations, gouvernements, entreprises, start-ups, individus, investisseurs, tous s’en emparent. Pourquoi parle-t-on désormais de « Learning » et non plus de « formation » ? Quels constats sur le rapport de notre époque à ce sujet ? de notre écosystème ? des entreprises ? des équipes et enfin de l’individu ?

Compétences clés, lifelong learning, re&upskilling, soft skills

Le learning se définit ainsi :

  1. L’acte ou l’expérience de celui qui apprend
  2. Les connaissances ou compétences acquises par l’instruction ou l’étude
  3. La modification d’une tendance comportementale par l’expérience

C’est pour cela que nous parlons ici des enjeux du Learning et non plus seulement de ceux de la formation.

Lifelong learning

Le monde évolue vite, si vite que les compétences deviennent rapidement obsolètes. L’apprentissage tout au long de la vie est devenu l’un des enjeux clé de notre ère.

Actuellement, les projets de Learning portés directement par les Etats (Code for India, Skills Future à Singapour) se multiplient. La réforme de la formation française s’inscrit elle aussi dans cette dynamique.

Skillsfuture, better future for Singapore & Singaporeans.

Les entreprises sont face à un risque de désintermédiation : de perte du lien de formation avec leurs collaborateurs désormais plus libres de choisir à quoi, comment, quand, avec qui ils se forment.

L’enjeu est double pour un dirigeant :

  • comprendre quelles sont les compétences clés pour l’activité de l’entreprise, aujourd’hui et demain,
  • proposer une offre de learning compétitive, attractive pour ses collaborateurs et produisant les compétences nécessaires au développement de son entreprise.

Re&upskilling

Pour 76% des dirigeants européens interrogés, « combler les lacunes potentielles en compétences liées à l’automatisation / la numérisation » au sein de leurs effectifs est au moins dans le top 10 de leurs priorités.

Près de 30% la classent même dans le top 5, ce sentiment d’urgence est motivé par le rythme accéléré de la transformation de l’ensemble de l’entreprise et de sa concurrence.


Niveau de priorité donné à l’upskilling/reskilling par les dirigeants
européens interrogés (source : Mc Kinsey)

70% des dirigeants européens interrogés estiment devoir upskiller (soit mettre à jour les compétences clés), ou reskiller (soit développer de nouvelles compétences clés) chez plus du quart de leurs collaborateurs d’ici 2023 en raison de l’avancement de l’automatisation et de la numérisation.

Prééminence des soft skills

La robotisation des tâches simples et le recours sans cesse plus fréquent à l’intelligence artificielle impliquent que la valeur ajoutée de notre travail se fait de plus en plus avec les autres et non plus sur des acquis datant de nos études. Nos systèmes éducatifs et de formation sont encore trop orientés sur des logiques cartésiennes et individualistes.

Compétences clés = quel mix ?

L’enjeu ici n’est pas de remplacer les compétences classiquement reconnues, mais de les conjuguer avec les « soft skills » pour plus d’agilité, de réactivité, d’innovation dans une époque de changements rapides et incessants. Ces « compétences douces » en français sont les compétences humaines et sociales que possède un individu. Ce sont des compétences clés qui s’acquièrent tout au long de la vie et non lors d’un parcours académique.

Pour poursuivre votre lecture, c’est par ici.


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